Un Berlioz fait le Printemps

En 1830, la création de la Symphonie fantastique fait l’effet d’une bombe. Elle devient alors le manifeste du Romantisme français pour avoir donné à l’orchestre le pouvoir d’évoquer le rêve d’un artiste. Ce que revendique Berlioz en rédigeant un programme décrivant les « différentes situations d’un artiste ». Pris du « vague des passions », un jeune musicien se plaît à penser à sa bien-aimée. Cette pensée l’obsède et reviendra tout au long de la symphonie. Il imagine une scène de bal, un « soir à la campagne », avant de sombrer dans un cauchemar durant lequel il sera mené au supplice dans une folle ronde diabolique. Le Concerto de Michael Jarrell s’offre comme un écho lointain à cet orchestre imagé par Berlioz : le hautbois n’est pas si loin du cor anglais de la Scène aux champs de la Symphonie fantastique. Impossible de dire encore comment sonnera cette création, sauf à deviner que le talent d’orchestrateur du compositeur suisse saura créer des univers qui jouent sur les énergies contenues puis libérées, guidées par un soliste d’exception qui donne au hautbois un sentiment de liberté absolue.

Le concert sera précédé d'une rencontre à 19h – La Symphonie fantastique – Emmanuel Reibel, musicologue.

Concert à 20H30 – Salle des Princes

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