La recherche récompensée à l’occasion de la Biennale de Cancérologie

Prix Albert 1er de Monaco de l’Académie Nationale de Médecine

Le Prix Albert 1er de Monaco a été créé le 30 septembre 1921 par décision de l’Académie Nationale de Médecine. Il est destiné à récompenser un travail ayant fait progresser le diagnostic ou le traitement des cancers. Le Prince Albert 1er a légué par testament un million de francs à l’Académie pour la fondation d’un prix décerné à « un travail dont l’Académie désignera elle-même la nature suivant les desiderata du moment ».

Dans le cadre de la Biennale sera remis jeudi 1er février à 19h00 le Prix Albert 1er de l’Académie Nationale de Médecine au Docteur Gilles Pagès – Directeur de Recherche Inserm à l’Institut Vieillissement et Cancer de Nice et Chargé de Mission auprès du Centre Scientifique de Monaco – pour ces travaux concernant l’angiogenèse tumorale : du mécanisme moléculaire à la découverte de nouveaux traitements visant à détruire les vaisseaux sanguins tumoraux.

Ce travail est axé sur la démarche « de la paillasse au lit du malade » et « du lit du malade à la paillasse » avec une volonté d’appliquer les connaissances des laboratoires à des approches thérapeutiques de précision.

Les travaux de Gilles Pagès sont dédiés à la recherche contre le Cancer. Depuis 1998, il dirige une équipe de recherche travaillant sur la prolifération anormale des cellules, puis sur les mécanismes entrainant la vascularisation des tumeurs et depuis peu sur les mécanismes de résistance aux traitements ciblant la vascularisation tumorale.

Dans un souci de transfert des données de recherche à la clinique, son souhait a été celui d’établir des liens étroits avec des cliniciens de nombreux centres de lutte contre le cancer en France et en Europe. Son objectif est également de créer des liens entre la France et Monaco sur des programmes de recherche ambitieux. Une partie de ces projets consiste, entre autre, à créer des passerelles avec les équipes de biologie marine du Centre Scientifique de Monaco, dont les projets perpétuent la vocation initiée par le Prince Albert I et une vocation également soutenue par le Prince Albert II.

Les membres du Comité de l’Académie a été convaincue de l’excellence de son dossier scientifique qui comporte 137 publications dans des journaux prestigieux (Cell, Science, Nature Cell Biology, Neuron, Proceeding National Academy of Science, USA, cancer Research, EMBO J, Autophagy, Journal of Biological Chemistry…) avec un H Facteur de 51, et plus de 10.000 citations.

Membre du Comité Scientifique de la Biennale Monégasque de Cancérologie depuis plusieurs années, Gilles Pagès présidera (jeudi 1er février à 15h10), en collaboration avec la Fondation Flavien, une session sur les cancers du cerveau chez les enfants, les médulloblastomes, pour approfondir comment la recherche pourrait faire évoluer les traitements dans ce domaine ; et sera modérateur au cours d’une session sur les cancers du rein (vendredi 2 février à 14h10).

Prix Michel Hery

Le Prix Michel Hery, qui prend son nom du fondateur de la Biennale et du Monaco Age Oncologie, a été créé dans le but d’honorer la mémoire de cet homme qui a influencé de façon considérable le domaine de l’oncologie et de perpétuer son esprit précurseur et de partage.

Le Prix Michel Hery récompense ainsi 3 jeunes chercheurs afin de leur apporter un soutien financier dans leurs recherches et travaux sur le sujet.

Les lauréats de l’édition 2018 sont les suivants :

  • Dr Alexandre De Nonneville (INSERM – Institut Paoli Calmettes)
    Prix pour la meilleure publication : Impact d’une chimiothérapie adjuvante dans les cancers du sein T1 ab NO MO de phénotypes agressifs
  • Dr Maeva Dufies (Centre Scientifique de Monaco)
    Prix pour le meilleur travail original : Polo-like kinase 1 (Plk 1), un nouveau marqueur pronostique et une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer du rein
  • Dr Louis Jacob (Faculté de Médecine Paris Descartes)
    Prix pour le meilleur travail original : Incidence de la dépression et de l’anxiété chez les femmes nouvellement diagnostiquées avec un cancer du sein ou un cancer de l’appareil génital en Allemagne