« Je vais mieux » en avant-première au Monte-Carlo Film Festival de la Comédie

Lors de la quinzième édition du Film Festival de la comédie de Monte-Carlo présidé par Claude Lelouch, était présenté hors compétition en avant-première le dernier film de Jean-Pierre Améris, Je vais mieux, adapté du roman de David Foenkinos. Le réalisateur avait fait le déplacement en principauté pour parler du film.

Je vais mieux offre à Eric Elmosnino un beau rôle. C’est lui qui porte le film sur ses épaules. Il incarne Laurent, un architecte à l’approche de la cinquantaine soudain pris d’un terrible mal au dos. Inquiet, il multiplie les visites médicales, passe un scanner, consulte même une magnétiseuse jusqu’à ce qu’un rendez-vous chez un psychiatre lui fasse comprendre que la cause de ses douleurs est à rechercher en lui-même. Dès lors, il va s’interroger sur sa vie, son couple, ses rapports avec sa fille, ses collègues de travail. Lui à qui on reproche de manquer de caractère va apprendre à s’affirmer davantage, à dire ce qu’il pense.

Jean-Pierre Améris a pris quelques libertés avec le roman de David Foenkinos. Il a rendu le personnage principal attachant, et finalement pas si loin de chacun d’entre nous. Le mal au dos est considéré comme le mal du siècle. Ces douleurs terribles nous invitent parfois à faire une pause et à nous interroger sur notre vie, sur ce qui fait que nous « en avons plein le dos ». Dans le film, le personnage évolue. A la fin, le titre prend toute sa signification : il va mieux. Avant d’en arriver là, il est passé par des moments essentiels et indispensables, comme se disputer avec sa femme, rendre visite à sa fille et faire la connaissance de son compagnon , se disputer avec un collègue de travail méprisant et parler (enfin) avec ses parents.

Jean-Pierre Améris a tourné une dizaine de films mais seulement trois comédies. Je vais mieux s’inscrit dans ce registre et réserve quelques belles scènes comiques. Le réalisateur ne tarit pas d’éloges sur Eric Elmosnino, remarquable dans le film. Il lui fait « penser à Buster Keaton » ! Révélé au grand public dans le film de Joann Sfarr, Gainsbourg, vie héroique, l’acteur que l’on a vu récemment en professeur de chant dans la famille Bélier passe volontiers du drame à la comédie. Dans Je vais mieux, il est entouré notamment de Judith El Zein (sa femme), Ary Abittan (son ami), François Berléand (son patron).

Je vais mieux de Jean-Pierre Améris sortira le 30 mai au cinéma.

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