Les défis derrière le Grand Prix F1

Chaque année, le Grand Prix de Monaco est un spectacle. Se déroulant dans les rues étroites de Monaco, c’est un véritable défi. 

La Principauté de 202 hectares est le centre des attentions chaque fin de mois de mai. En effet, c’est dans les rues de Monte-Carlo que les F1 s’affrontent. Du Casino au tunnel, en passant par la piscine et le port, ce circuit est un mythe. Depuis 1986, le circuit n’a pas changé de configuration. Mais comment le Rocher qui compte 38 500 habitants (en 2016, ndlr) arrive à accueillir 200 000 personnes durant tout un week-end ?

« C’est un défi. Croyez-moi, c’est un véritable défi compte tenu de l’étroitesse de nos rues et du manque d’espace que nous avons à Monaco et autour de Monaco », explique S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco dans une interview accordée à Forbes.

L’Automobile Club de Monaco assure l’organisation du Grand Prix de F1. Six semaines avant la course, l’ACM met en place 1 200 tonnes de tribunes, 1 000 tonnes de garages et 21 kilomètres de barrières. Mais le défi ne s’arrête pas là. Qui dit Grand Prix, dit forcément circulation perturbée. Ainsi, rappelons que la F1 passe sur le Boulevard Albert Premier, une route fortement fréquentée. Mais la Principauté ouvre les routes après chaque jour de course. Enfin, l’ACM doit tout démanteler dans les deux semaines qui suivent la fin du Grand Prix de F1.

Des changements au fil des années

S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco explique que la FIA et/ou Bernie Ecclestone ont demandé des changements au fur et à mesure du temps, sans jamais dire un non directif.

« Chaque fois que la FIA, Bernie à son époque ou l’un des responsables de la F1 nous a dit que nous devrions peut-être essayer d’améliorer une partie de la piste, on n’a jamais dit que nous ne pouvions pas le faire. Nous avons dit que nous allions nous y intéresser, et nous avons été en mesure de faire ces changements et de prendre ces dispositions », explique le souverain.

« Si vous remontez dans l’histoire, il y a eu une nouvelle configuration de la piste au début des années 1970 autour de la piscine et du port. Il y a eu des changements à la chicane, l’élargissement du tunnel et le fait que nous ayons refait la piste entièrement. Certaines années, c’était seulement une partie, et l’autre année nous avons fait l’autre partie […] Nous avons essayé de maintenir, bien sûr, un niveau de qualité sur tout ce qui se trouve sur ou autour de la piste et de la rendre plus sûre et plus flexible pour la mise en place et le démontage », ajoute-t-il.

La F1 sans Monaco ? Impossible !

Depuis le premier championnat de F1, Monaco est au calendrier. Bien qu’il n’y ait pas eu de courses entre 1951 et 1954, le Grand Prix de Monaco est devenu un rendez-vous incontournable depuis.

« Cela fait tellement partie de l’histoire du sport que je ne peux pas envisager une saison de F1 sans le Grand Prix de Monaco. Quand vous parlez à tous les partenaires de F1, ils vous disent que c’est un des lieux où ils n’hésitent pas à apporter des clients. Cela doit signifier quelque chose. C’est unique pour la plupart des gens », déclare le souverain.

Rappelons que le Grand Prix de Monaco est l’évènement le plus important de la Principauté. L’impact économique avoisine les 90 millions d’euros.

« Le Grand Prix est toujours l’évènement le plus important à Monaco et a un grand impact sur la population », explique S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco, ajoutant que « c’est un excellent véhicule promotionnel pour Monaco ».

Le projet 2025, une possibilité pour agrandir le circuit

Durant l’été 2016, la Principauté annonce son plan d’extension. Aussi, le projet d’une valeur de 2 milliards d’euros s’étend sur dix ans. Aussi, Monaco gagnera 6 hectares. L’extension étant située avant l’entrée du tunnel, S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco ne cache pas l’idée d’agrandir le circuit.

« Nous regardons les différentes possibilités d’extension de la piste. Il y a certainement quelque chose à penser, c’est que nous construisons la nouvelle extension. Il n’y a pas de plans ou quoi que ce soit pour le moment. Mais c’est dans tous nos esprits, les gens de l’Automobile Club mais aussi du gouvernement », déclare-t-il.

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