Le casino de Monte-Carlo multiplie les innovations pour attirer une nouvelle clientèle

Dîners d’exception, installations éphémères pour relooker l’entrée du casino et ses 28 colonnes Second Empire, boutique de souvenirs, combat de boxe, black jack et roulette anglaise en bord de mer, enfin, un tournoi de roulette inédit à un million de dollars… L’été sera show au casino de Monte Carlo l’été prochain !

Un nouveau directeur et un plan de relance

L’établissement est géré par la SBM, société des bains de mer et depuis un peu plus d’un an, il a a sa tête un nouveau patron, Pascal Camia.
Un constat : depuis six ans, la SBM ne verse pratiquement plus un sou de dividende à l’Etat monégasque actionnaire. Elle a payé au mieux 1 centime par action de 2010-11 à 2012-13, zéro sur les trois derniers exercices et le résultat opérationnel des jeux a été négatif six années sur sept.
Selon Eric Elena, élu sortant au parlement monégasque et croupier au temps où la clientèle fumait d’abondance, le concède :

Les jeux sont en mutation partout, que ce soit à Monaco, Vegas, Macao, Londres… On a eu un peu de mal à s’adapter mais on est en train de rectifier le tir.


Une concurrence asiatique féroce

Le trou d’air a commencé au tournant des années 2000, avec le passage à l’euro, puis l’interdiction de fumer (2008), la réglementation accrue contre le blanchiment (2009), l’ouverture des marchés européens aux jeux d’argent en ligne, le développement fulgurant de casinos asiatiques et un contexte concurrentiel globalement plus dur.
Une partie de la clientèle italienne s’est aussi évaporée avec la crise.

Tout personnaliser

« On a 155 ans d’expérience et sur des petits détails, on a les moyens de tout personnaliser, la manière de poser les cartes, le choix du croupier. On veut être la haute couture du jeu, c’est notre ADN », professe Pascal Camia qui cherche la martingale pour faire naître une nouvelle génération de joueurs et retenir les plus gros, notamment asiatiques.

Des nouveautés

Le temple historique de la roulette française, la salle Europe, mythique avec son horloge héritée d’un temps où les joueurs, au coude à coude avec toute l’aristocratie fortunée d’Europe, cocottes et duchesses, surveillaient l’heure pour repartir à Nice par le train, a été réaménagée.
 »On a ajouté un espace lounge cosy pour faire rester les gens plus longtemps, créer une ambiance », détaille Pascal Camia. On peut donc désormais pénétrer dans le saint des saints pour 10 euros, y boire un verre, à la condition de respecter un dress code qui bannit les tongs et les jean troués, même de luxe !

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