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100.000 infractions monégasques sur les routes françaises en 2018

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Depuis 2005 et la signature d’une convention d’entraide judiciaire en matière pénale, la majorité des conducteurs monégasques en infraction en France peut toujours échapper aux amendes.

En 2018, les radars français ont relevé plus de 100 000 infractions commises par des véhicules immatriculés dans la principauté selon un communiqué du ministère de l’Intérieur français.

Les autorités des deux pays échangent déjà depuis 2016 et grâce à l’accord qui vient d’être conclu, ces échanges vont être systématisés même s’ils ne concerneront que les conducteurs les plus dangereux.

En 2018, les radars français ont relevé plus de 100 000 infractions commises par des véhicules immatriculés dans la principauté selon un communiqué du ministère de l’Intérieur français. Entre 2017 et 2018, le ministère de l’Intérieur français a constaté une baisse d’environ 30 % de ces infractions.

Joint par téléphone, Emmanuel Barbe, délégué interministériel français à la Sécurité routière nous a expliqué : « Comme nous n’avons pas une directive européenne, nous passons par un échange entre autorités judiciaires qui nous a induit à faire un tri. Nous avons retenu à ce stade des gens qui ont un comportement particulièrement choquant ».

Il ajoute : « Les choses ne sont pas simples comme Monaco n’est pas tenu de respecter la directive européenne à ce sujet et que la Principauté met en avant la protection des données. »

Mauvaise image

Dans une interview à nos confrères de Monaco Hebdo en 2018, Fernand Hilaire, regrettait la mauvaise image que certains conducteurs renvoyaient de Monaco. Le responsable de la prévention routière monégasque déclarait : « Il n’y a pas de raison que l’on soit sévère à Monaco et que les immatriculations monégasques puissent faire n’importe quoi dès qu’elles passent la frontière ».

Cette réaction faisait suite à une autre amélioration de l’échange d’informations datant de 2017 et à une déclaration du procureur de la république de Rennes qui voulait mettre fin à « l’impunité » des chauffards monégasques, responsables parfois de « très grands excès de vitesse » sur le territoire français, en lançant des poursuites pénales contre eux.

« Il n’y a plus d’impunité pour les plaques monégasques », déclarait en 2018 Jacques Dorémieux, alors procureur général de Monaco. Depuis, la situation ne semble pas avoir beaucoup évolué, ce qui donne lieu à ce nouvel accord d’août 2019.

Dans un communiqué publié ce mardi sur le site du ministère français de l’Intérieur Emmanuel Barbe déclare : « La généralisation des échanges transfrontaliers dans l’Union européenne et au-delà est une avancée, car elle assure l’égalité de traitement entre conducteurs français et étrangers. »

De son côté, le gouvernement monégasque n’a pas souhaité répondre à nos questions avant la conférence de presse qui doit se tenir à ce sujet en Principauté ce mercredi après-midi.

Source

Photo : Un radar fixe installé entre Monaco et Nice. / © Franck Fernandes / MAXPPP

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