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Monaco Crée Le Premier Conservatoire Mondial du Corail

- 3 avril 2020
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Une troisième vague de blanchissement menace la Grande Barrière de corail en Australie, suite aux gigantesques incendies qui ont dévasté plusieurs millions d’hectares._ « Le réchauffement de l’eau des océans est à l’origine de ce blanchissement »,_ explique Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique de Monaco. « Selon les experts du Giec, une augmentation moyenne de 1,5 °C de la température de surface pourrait entraîner la disparition, sinon la raréfaction de 70 à 90 % de certaines espèces de coraux. » Avec des conséquences lourdes pour l’écosystème marin, car si les récifs coralliens ne couvrent que 0,2 % de la surface des océans, ils abritent 30 % de sa biodiversité.

Techniques de bouturage

Les coraux, qui relèvent du règne animal et non végétal, sont indispensables à la vie de milliers d’espèces, des minuscules poissons invertébrés aux tortues de mer et aux requins. D’où l’initiative, lancée à Monaco, de créer un Conservatoire mondial des coraux pour préserver ce patrimoine naturel exceptionnel. Les techniques de bouturage, dont le Centre scientifique de Monaco a été l’un des pionniers à la fin des années 1980, sont aujourd’hui parfaitement maîtrisées.

« Pour préserver le plus d’espèces possible – moins de 200 cultivées à ce jour -, nous cherchons à mobiliser tous les grands aquariums dans le monde », ajoute-t-il. « Il est possible en effet d’y maîtriser les différents paramètres : lumière, température, pH et d’assurer ainsi des conditions optimales de conservation. Notre objectif est de mettre à l’abri un millier d’espèces de coraux d’ici à cinq ans. »

Grands aquariums de New York et San Diego

Un comité de pilotage, coordonné par le Musée océanographique de Monaco qui finance avec ses partenaires le budget de 3 millions d’euros sur trois ans, a été mis en place pour fédérer les différents acteurs et mobiliser des mécènes.

Déjà, les premières réponses positives arrivent du parc Océanopolis Brest et des grands aquariums de New York et San Diego. Plus qu’une simple banque du corail, le Conservatoire mondial se veut un laboratoire à grande échelle au service de la recherche pour faire avancer les travaux en matière de biologie de l’évolution. Réseau d’échanges, il aura aussi vocation à contribuer à la restauration des récifs coralliens dans les zones dévastées du monde.

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