Avec Argo, monaco scrute les eaux
Environnement

Avec Argo, monaco scrute les eaux

Depuis août 2020, la société des Explorations de Monaco collabore au programme Argo et de sa composante biogéochimique (BGC-Argo), dans le cadre du Système mondial d’observation de l’Océan (GOOS).

Ce soutien se traduit par le financement d’un bureau de programme situé au Musée océanographique, rattaché au centre JCOMMOPS de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et de la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. Ce financement constitue une importante contribution de la Principauté de Monaco à l’océanographie mondiale et à sa gouvernance, dans l’optique d’une gestion durable de l’Océan.

Des flotteurs-plongeurs autonomes

Depuis 2000, le programme international Argo permet un suivi à long terme de la température et de la salinité de l’Océan mondial grâce à des robots autonomes (flotteurs-profileurs).

Les instruments font des cycles de 10 jours pendant lesquels ils sondent jusqu’à 2000 mètres de profondeur et dérivent avec les courants, puis ils remontent à la surface et transmettent leurs données par satellite avant de repartir pour une nouvelle plongée.

En 2019, Argo a défini sa vision stratégique pour les 10 ans à venir en s’appuyant sur trois composantes représentant une flotte de 4000 instruments : core-Argo qui prolonge le programme initial, deep-Argo qui étend les observations vers l’Océan profond (6000 m) et Biogeochemical-Argo (BGC-Argo).

Lancé en 2016, BGC-Argo a pour objectif d’établir un réseau de 1 000 flotteurs profileurs nouvelle génération mesurant six variables additionnelles essentielles à la compréhension des processus biogéochimiques et de leur évolution : concentrations de la chlorophylle, des particules en suspension, de l’oxygène dissous et du nitrate, pH et éclairement sous-marin.

Carte des flotteurs BGC-Argo actifs au mois d’août 2020

Toutes les données récoltées sont mises à disposition de la communauté scientifique internationale en temps réel sous forme de « données ouvertes » (Open Data) puis sont analysées dans plusieurs laboratoires référents.

Les Explorations de Monaco prévoient d’enrichir la flotte par le déploiement de plusieurs flotteurs dans des zones mal connues.

29 septembre 2020

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