Conférence « Violence contre les femmes : comprendre pour éradiquer »

La Principauté de Monaco s’est associée, cette année encore, à la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, initiée par les Nations Unies en 1993.
Dans ce cadre se tenait hier, mercredi 28 novembre, une conférence grand public sur le thème : « Violence contre les femmes : comprendre pour éradiquer », animée par Karine Lambert, Vice-Présidente du Réseau Universitaire et Scientifique Euro-Méditerranéen sur les femmes et le genre (RUSEMEG).
Coordonné et organisé par le Département des Affaires Sociales et de la Santé, ce rendez-vous permet chaque année au grand public de (re)découvrir les mesures de sensibilisation et d’accompagnement mises en place par la Principauté, notamment à travers l’Association d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales (cf. fiche d’informations en pièce jointe).
En discours d’ouverture, le Conseiller de Gouvernement-Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, Didier Gamerdinger, a rappelé les nombreux dispositifs de prise en charge par le Gouvernement Princier et le tissu associatif monégasque. Le Conseiller a également mentionné l’enjeu majeur que représentent la prévention de ces violences et la participation active au changement des mentalités. « J’engage chacun ici, et en particulier les associations, à continuer à œuvrer sans relâche pour sensibiliser les femmes et les hommes de ce pays. Au demeurant plus encore les hommes. Ils doivent se sentir concernés puisque s’il y a violence, c’est d’eux qu’elle émane », a-t-il notamment déclaré.
Céline Cottalorda, nouvellement désignée en qualité de Délégué pour la promotion et la protection des droits des femmes, a ensuite brièvement présenté ses nouvelles fonctions, évoquant une « volonté politique de transformer les rapports entre les hommes et les femmes ».
La conférencière a ensuite pris la parole, décrivant avec précision le processus de violence, dans toutes ses manifestations : manipulations, humiliations, intimidations, menaces, volonté de maintenir l’autre dans la peur… Rappelant toute l’importance de la pédagogie et de l’éducation, Karine Lambert a par ailleurs abordé la grande solitude des victimes qui développent en conséquence de puissants sentiments d’insécurité et des mécanismes de survie : « Il faut donner davantage de crédit à la parole des victimes et reconnaître les préjudices subis ».
« Les violences découlent de la manière dont la société est organisée. Les stéréotypes sont tenaces et leur conséquences importantes : elles produisent une altération des relations humaines et une confusion entre sexualité et violence. La société distribue entre les hommes et les femmes des rôles hiérarchisés et dissymétriques », a-t-elle notamment conclu.